C’est en Chine, au VIème siècle, qu’est née la porcelaine. Pendant des siècles, les européens furent fascinés par le mystère de la porcelaine chinoise, une matière issue de la terre et néanmoins translucide, brillante, sonore. Les premières pièces parvenues en Occident dans les cours princières des XIVème et XVème siècles, y étaient, à ce titre, considérées comme de véritables trésors. A partir du XVème siècle, les faïenceries européennes s’emploient à limiter la porcelaine. Des essais sont partout tentés pour en élucider le secret de fabrication.
Ce n’est qu’en 1709, en Allemagne, qu’un alchimiste du nom de Bottger perça le secret de la porcelaine grâce à la découverte de gisements de kaolin. Désormais, l’Europe n’aura cessé de fabriquer les plus belles pièces de porcelaine. Un prestige mondial tant sur le plan technique qu’artistique.
Considérations techniques.
La composition de la porcelaine occidentale est pratiquement semblable à la porcelaine chinoise. Il s’agit d’un mélange de 3 éléments : • Le kaolin, argile très blanche et très fine qui constitue le corps de la pâte et la rend malléable, • Le feldspath, élément fondant qui se vitrifie à la cuisson et donne à la porcelaine sa translucidité, • Le quartz qui sert de liant.
La porcelaine peut être tournée, moulée ou coulée. La pièce reçoit alors une première cuisson, dite de dégourdi.
Puis, elle est émaillée et remise au four pour une cuisson à très haute température, soit 1400 ° C. Enfin ; le décor est apposé et cuit à une température relativement basse (700 à 800°C).